Restauration · Carrosserie
Ce qui s'est passé le
Fabriquer des évacuations d'eau en bas des ailes avant
Quand une idée est bonne, il ne faut pas hésiter à l'utiliser. Ces formes existent d'origine sur les bas de caisses mais je les trouve trop petites. J'ai donc fabriqué des évacuations d'eau en bas des ailes avant de ma Lada Niva 2121 de 1982. Le but : que l'eau qui descend dans l'aile puisse ressortir, au lieu de stagner contre une tôle que je viens de remettre en état.
Pourquoi le bas des ailes avant rouille
Une aile avant reçoit la pluie, la boue et l'eau projetées par la roue, sans compter l'eau de lavage. Tout ce qui passe derrière la tôle descend vers le bord inférieur. S'il n'y a pas de sortie, l'eau reste dans le repli avec la terre qu'elle entraîne, et le métal reste humide pendant des jours.
C'est l'un des endroits où la corrosion démarre le plus souvent sur une voiture ancienne. Elle attaque par l'intérieur, là où on ne la voit pas, et on ne la découvre que lorsqu'elle a percé la tôle.
Pourquoi j'ajoute des évacuations
Une bonne évacuation de l'eau est primordiale pour éviter le retour de la rouille. Refaire une aile proprement sans lui permettre de se vider, c'est préparer la prochaine réparation. Ces ouvertures ne changent rien à l'allure de la Niva, mais elles comptent beaucoup dans la durée de vie de la carrosserie.
Où placer une évacuation d'eau
Une évacuation n'est utile que si elle se trouve au point le plus bas, là où l'eau s'accumule quand la voiture est posée sur ses roues. Le bord inférieur de l'aile est l'endroit logique. Une ouverture trop petite se bouche vite avec la boue et les feuilles : il faut qu'elle laisse passer une eau chargée de terre, et penser à la dégager de temps en temps.
Protéger la tôle autour des ouvertures
Une découpe laisse le métal à nu sur la tranche, et une tôle nue rouille vite. Il faut ébavurer les bords, puis les traiter, les apprêter et les peindre comme le reste de l'aile. À l'intérieur du repli, une protection pour corps creux complète le travail, à condition de ne pas boucher les sorties qu'on vient de créer.